Bootleg (Wikipédia, l'encyclopédie libre.)
Par analogie avec la prohibition des années 1920, l'on appelle bootleg cette nouvelle contrebande qui consiste à trafiquer des enregistrements live de concerts, pratique il faut le noter illicite.
Il y a quelques années, le bootleg se trouvait principalement sous forme de vinyle, puis sous forme de CD, mais l'avènement de l'ère internet en a fait un média-phare du téléchargement. Notons toutefois que le monde du bootleg est aussi en majorité un monde d'échanges entre bootleggers, et ne touche principalement que les purs fans.
A ce jour, parmi les artistes les plus piratés en terme de bootlegs, notons les Beatles, Bob Dylan, Jimi Hendrix, Nirvana ou encore The Doors.
L'origine du mot remonte à la prohibition aux États-Unis. Bootleg signifie littéralement "jambe de botte" et désignait quelqu'un qui cachait de l'acool dans la partie montante de sa botte.
Le terme bootleg a évolué dans le milieu des DJ qui en ont fait l'art de mixer deux chansons pour en faire une troisième. On retrouve la notion de détournement de chanson mais respectueuse des artistes bootlegués (le mot se francise et se conjugue).
Les mixeurs pirates du "bootleg" gagnent la Toile et les ondes
Rejeton du pop art, le bootleg, dit encore mash-up ou bastard pop, fait entendre une musique insistante sur Internet et quelques radios. Le bootleg consiste à créer un hybride à partir de deux morceaux (ou plus), auxquels le bidouilleur emprunte à l'un la voix, à l'autre la musique. Exemple : après l'introduction particulièrement efficace du Da Funk de Daft Punk débarque sans prévenir la voix du chanteur des Louise Attaque. La greffe prend : c'est Daft Attaque, concocté par DJ Zebra, ancien bassiste de Billy ze Kick et les Gamins en folie.A l'origine, le bootleg est un pirate, un enregistrement non officiel. Le terme remonte à la prohibition aux Etats-Unis, lorsque les trafiquants d'alcool dissimulaient les bouteilles de contrebande dans leurs bottes. Le bootleg nouvelle manière est avant tout hédoniste, festif : il permet de démultiplier la puissance de deux morceaux, choisis pour leur efficacité.Le bootlegger puise dans tous les registres, mariant rock, rap, funk, électro, etc., associant la voix aérienne de M aux guitares saturées des Queens of the Stone Age (Queens de nous deux, DJ Zebra), célébrant le mariage potache de Plastic Bertrand et Prodigy (Ça bitch pour moi, Devolve), couplant le riff du Seven Nation Army des White Stripes à John the Revelator (7th Revelator Army, Divide & Kreate). Il n'y a pas de limite aux emprunts : parmi les précurseurs avec Rubin Steiner, Loo & Placido n'hésitent pas à organiser la rencontre des pointures Hendrix et The Doors avec No Doubt (Foxy Dancing).
Cet art du détournement se veut une composition à part entière et ne se laisse pas résumer à du collage à l'aveuglette : le bootlegger doit pister les similitudes entre les mélodies, sélectionner a capella (le chant) et passages instrumentaux susceptibles de se marier. Les deux morceaux doivent être bâtis peu ou prou sur le même type de structure de façon à créer une cohérence dans les tonalités, le tempo et l'intensité. La touche finale est apportée à l'aide de logiciels de son : "Mise au temps, calage, découpage, changement de tonalité, détaille Comar, autre activiste de la nébuleuse française, jusqu'à avoir un morceau équilibré. Mais il n'existe pas de logiciel qui fait ça tout seul, c'est du travail et, pour que ça marche, il vaut mieux être musicien."
La mixture ainsi obtenue doit fonctionner de manière autonome et sonner comme si un seul auteur se cachait derrière. Le résultat peut être décevant.
DE PÉPITES EN NAVETS
La dimension pirate a été conservée puisque les bootleggers, qui travaillent généralement à partir de formats MP3, ne demandent pas souvent d'autorisation aux auteurs. "Les problèmes sont assez rares, explique Comar. Dans le pire des cas, les maisons de disques demandent aux bootleggers de retirer les morceaux de leurs sites Web, mais en général c'est trop tard, le morceau est déjà diffusé."
Quant aux artistes, pour l'heure, ils ne semblent pas faire preuve d'animosité à leur égard. Au contraire, même, dans le cas du batteur de Noir Désir, Denis Barthe, qui — comme ne manque pas de le raconter sur son site Internet l'auteur flatté — apprécie en ces termes le Mickey 3 Dez' de DJ Zebra : "C'est du bon, du grand, ça fait plaisir ! L'idée est plus que bien vue."
Le chanteur de Mickey 3 D lui fait écho : "C'est vraiment un bonheur de voir que quelqu'un a eu envie de s'amuser avec une de vos chansons (...) et qu'il lui donne une deuxième vie. C'est une nouvelle oeuvre musicale qui est ainsi créée. (...) En plus, ça nous a permis de faire un duo avec Noir Désir sans jamais les rencontrer !"
DJ Zebra situe la naissance du mouvement en 1998, en Angleterre. Comme en France, il existe maintenant des scènes très actives, quoique assez confidentielles, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Australie, etc. D'abord musique de clubs, le bootleg a pris de l'ampleur grâce à Internet.
Car c'est évidemment sur la Toile que le phénomène trouve sa place, se nourrissant de contributions toujours plus nombreuses. Le chercheur de bootlegs peut y passer des journées, de pépites en navets. Qu'importe, c'est le mélange des genres étonnant qui l'attire, la rencontre inattendue entre deux artistes qu'il apprécie. Selon DJ Zebra, il s'agit même du "premier mouvement musical basé presque uniquement sur Internet ; en effet, il existe peu de disques, mais des instantanés, des graffitis musicaux".
Source (pour le moins étonnante)
Sites de bootlegs:
Blogs et forums ...
bootlegsfr.com -Bootlegs, Mash-up & Bastard Pop-
www.looandplacido.com
www.partyben.com
gybo
Bootlegism
BOOTLEG party mix
CULTURedeLUXe
Get Your Bootleg On
HOW TO KILL THE Dj
mashculture
Mashup Pop Hate Toes
puritan blister
Bootleggers français
www.dj-zebra.com
Dopplebanger
Loo & Placido
Miss FRENCHIE
SEBWAX
Totom's Music
Portfolio en flash disponible
pour ceux de plus en plus nombreux ayant accès par leurs mobiles à Internet, une version « mobile friendly » est disponible.
Si vous aviez des difficultés, merci de me le signaler et en me mentionnant l’appareil avec lequel vous avez des difficultés.
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